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Bien choisir sa vmc

1. Comment ça marche ?

Depuis l’arrêté du 24 mars 1982 relatif à l’aération des logements, tous les logements collectifs et individuels construits après 1982 doivent être dotés d’un système de ventilation.

Vous ne le savez peut-être pas mais renouveler l’air intérieur de votre logement est une question de santé et de bien-être. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’air que vous respirez à l’intérieur de votre logement est plus pollué que l’air extérieur ! Plusieurs causes à cela :

  • la pollution extérieure (particules fines, allergènes et pollens) qui rentre dans votre logement ;
  • la colle des parquets, la peinture des murs, le vernis des meubles ;
  • les produits d’entretien ;
  • le CO2 de la respiration humaine ;
  • les activités comme le bricolage ou le ménage qui dégagent des fibres et de la poussière ;
  • la condensation et l’excès d’humidité du séchage du linge ou de la cuisson des aliments ;
  • la cigarette, les feux de cheminée, la combustion des bougies et de l’encens ;
  • la présence d’animaux domestiques...

Tous ces polluants vont favoriser la prolifération des moisissures, des acariens et donc des allergies.

Pour éviter tous ces désagréments, l’installation d’une VMC apparaît comme la solution toute indiquée ! En effet, une VMC va extraire l’air vicié de vos pièces humides (cuisine, salle de bain, WC) et introduire de l’air neuf dans vos pièces de vie (salon, chambre). De cette façon, l’air circule et se renouvelle vous offrant une atmosphère saine.

2. Les différents types de VMC et leur fonctionnement

Il existe différentes sortes de VMC : la simple flux, la double flux et la hygroréglable. A vous de choisir celle qu’il vous faut selon le niveau de confort que vous recherchez et les économies que vous espérez réaliser.

VMC simple flux auto-réglable

Une VMC simple flux auto-réglable renouvelle l’air de votre logement en continu en assurant un débit contrôlé quels que soient, le taux d’humidité, la saison ou le nombre de personnes chez vous.

Elle fait circuler l’air des pièces humides (cuisine, salle de bain, WC, buanderie) de l’intérieur vers l’extérieur via des bouches d’aération et des conduits. L’air entrant n’est donc pas filtré. Elle se compose d’une entrée d’air réglable, d’un moteur à hélice ou turbine - qui va recracher l’air aspiré - installé dans vos combles ou votre cave. Ce dernier est raccordé à chaque pièce par un conduit.

Pour calculer le débit d’air nécessaire à votre VMC, n’hésitez pas à consulter notre tableau ci-dessous.


Débit PV en m³/H
Type Global
mini
Cuisine
mini
1 35 20
2 60 30
3 75 45
4 90 45
5 105 45
6 120 45
7 135 45
Débits à atteindre en GV en m³/H
Type Cuisine Salle de bain ou de douche
commune ou non avec un WC
Autre salle d'eau Autre salle d'eau WC
1 75 15 15 15 15
2 90 15 15 15 15
3 105 30 15 15 15
4 120 30 15 30 15
5 135 30 15 30 15
6 135 30 15 30 15
7 135 30 15 30 15

Vous devez calculer le volume total de votre habitation et le diviser par 24 pour obtenir le débit (m3/h) minimum dont vous avez besoin pour renouveler l’air en 1h.

Cette solution de ventilation est la moins chère du marché. Choisissez-la si vous ne recherchez pas à faire des économies sur le long terme. Notez que ce type de VMC peut être bruyant et créer des courants d’air qui entrainera une déperdition de chaleur. Votre facture de chauffage risque donc de grimper...

VMC simple flux hygroréglable

Une VMC simple flux hygroréglable est un système on ne peut plus intelligent ! L’air est régulé en fonction du taux d’humidité intérieur (hygrométrie) grâce à des bouches d’aération sensibles à l’humidité qui vont se dilater ou se rétrécir. Deux types existent :

  • la VMC hygro de type A où seules les bouches d’extraction sont hygroréglables c’est-à-dire qu’elles augmentent ou réduisent la ventilation de votre logement en fonction de l’humidité. Les entrées ne sont sensibles qu’à la pression de l’air ;
  • la VMC hygro de type B est également dotée d’entrées d’air hygroréglables. Le contrôle de l’humidité est donc plus précis et les déperditions de chaleur plus faibles.

Ces solutions sont donc plus économiques car adaptées aux besoins de ventilation. Vous devez disposer d’un budget plus important qu’une VMC simple flux auto-réglable mais cela vous permettra de faire rapidement des économies d’énergie.

VMC double flux

Une VMC double flux est le nec plus ultra des VMC. Elle contrôle les débits sortants mais aussi les débits entrants. Elle est composée de deux réseaux de conduits qui se croisent dans un échangeur et est capable de récupérer les calories contenues dans l’air vicié afin de les transformer pour réchauffer l’air neuf entrant.

En été, si elle est munie d’un dispositif By-Pass, elle sera en mesure de rafraîchir votre logement. Le confort de votre habitation est donc nettement amélioré !

De plus, grâce à des filtres sur les entrées d’air, l’air neuf est exempt de pollens et autres polluants extérieurs. Investissez dans ce modèle si vous êtes sujet aux allergies !

Avec ce système, les déperditions d’énergie peuvent être réduites jusqu’à 90% ! Votre facture énergétique sera ainsi considérablement réduite - comptez une économie de -20% sur votre chauffage par rapport à une VMC simple flux. Une VMC double flux vous offrira donc la meilleure qualité de l’air possible. Elle fait moins de bruits car la bouche d’insufflation, qui apporte l’air via des gaines dans les pièces à vivre, est placée sur la toiture.

Seuls inconvénients : le prix (2 à 3 fois supérieur à une VMC simple flux), l’entretien régulier et l’obligation de passer par un professionnel pour l’installer.

Alternatives aux VMC

Outre ces systèmes de ventilation il existe également d’autres modèles comme :

  • La ventilation mécanique répartie (VMR) qui régule l’air indépendamment dans chaque pièce via des extracteurs individuels. Pas besoin d’installer des gaines. Ce système ne peut être posé qu’en rénovation, il est interdit dans une construction par la RT 2012 ;
  • La ventilation mécanique par insufflation (VMI) qui aspire l’air extérieur et l’insuffle à l’intérieur ;
  • La ventilation mécanique ponctuelle (VMP) qui renouvelle l’air d’une pièce via des aérateurs en repoussant la pollution.

3. Les éléments et accessoires d’une VMC

Une VMC est composée de bouches d’extraction (auto-réglables, hydroréglables, à détection de présence, à ouverture manuelle) reliées à votre moteur par des gaines ; des entrées d’air, parfois munies de filtres et des sorties d’air.

4. Comment installer et entretenir une VMC ?

Une VMC est plus simple à installer dans une maison que dans un appartement. En effet, mieux vaut posséder des combles ou un faux plafond pour faire passer vos gaines et placer votre caisson.

Pour que votre système fonctionne correctement et le plus longtemps possible, n’oubliez pas de le nettoyer au moins 1 fois par an. Si vous ne le faites pas, vos bouches risquent d’être obstruées et donc d’être plus bruyantes. Mais ce n’est pas tout ! L’air circulera moins bien, l’humidité risquera de revenir, l’air redeviendra pollué et votre facture de chauffage augmentera. Pire, le manque d’entretien pourra être à l’origine d’un court-circuit et causer un incendie.


Avant de nettoyer votre VMC, n’oubliez donc pas de couper le courant !

5. Combien ça coûte une VMC ? Et au niveau de la consommation ?

Selon le type de VMC que vous choisissez les prix peuvent varier du simple au double :

  • Pour une VMC simple flux comptez entre 400 et 700 euros, pose comprise ;
  • Pour une VMC hydroréglable, le prix oscille entre 700 et 1 200 euros, avec la pose ;
  • Pour une VMC double flux, entre 2 000 et 3 500 euros, pose comprise.
  • Quant à la consommation, tout dépend de la puissance de votre VMC.

    Si elle est de 15 watts, par exemple, vous devez multiplier ce chiffre par le nombre d’heures dans une journée, soit 24 ce qui vous donne 360 watts. Ensuite sur un mois, il vous suffit de multiplier ce chiffre par le nombre de jours - 30, par exemple - on obtient 10 800 watts soit 10,8 kWh.

    On estime qu’1 kWk coûte 0,15 euros donc pour 10,8kWh valent 1,62 euros. Pour 1 an on tombe à 19,44 soit moins de 20 euros !


    Rappel du calcul :

    15 watts x 24 heures = 360 watts

    360 watts x 30 jours = 10 800 watts soit 10,8 kWh

    10,8 kWh x 0,15 euros = 1,62 euros

    1,62 euros x 12 mois = 19,44 euros.


    On ne compte pas les heures creuses mais cela vous donne une bonne estimation sur la faible consommation d’une VMC !

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